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Capa livro: Le feu qui dort

 

[Mem-Martins] e Neuchatel, Publicações Europa-América e Editions de la Bâconniêre, [1967],

c./ guache inédito de Vieira da Silva.

 

desnho original de Vieira da Silva

 

 

Mário Dionísio reintroduz na poesia francesa uma preocupação do quotidiano, do real imediato, que se esquecera há muito.
Jacques Fressard

 

... uma verdadeira aventura do espírito, uma transferência da actividade criadora, uma viagem do artista no interior de ai mesmo. Mas, ao apropriar-se assim dum novo instrumento e dum novo domínio, Mário Dionísio traz, por seu lado, em tro­ca, um frémito novo à poesia francesa.
Robert Bréchon

 

Ver texto de Serge Abramovici sobre "Le feu qui dort"

 

 

Le feu qui dort

 

«Perguntam-me, com surpresa ou velada ironia, que razão me levou a escrever este livro em francês. E eu não sei que dizer, pensando embora em mil respostas possíveis. Que este livro só poderia existir como foi escrito. Que seria mais lícito perguntarem-me porque o escrevi do que porque o escrevi assim. Que o que me liga à cultura francesa desde a infância havia, tarde ou cedo, de me fazer cair numa aventura destas. Que, no fundo, somos livres de tentar o que nos parecer... Subterfúgios.
A uma pergunta igualmente embaraçosa sobre a Memória Dum Pintor Desconhecido respondi com o que ali confessara: 'Sei lá o que é preciso ou o que é ser preciso! / ... / Só sei que preciso / res­pirar.' E contei que, um dia, inespera­damente, numa paragem de autocarro, ouvi dizer em mim: 'Uma palavra um baço aroma / fresco rumor de chuva que não há', qualquer coisa que se embru­lhava, me fugia, regressava, se alterava, e de que nasceu um livro inteiro que nunca pensara escrever.
Poderei dizer o mesmo sobre Le feu qui dort. Inesperadamente também, numa tarde terrivelmente deserta, reparei que dizia sem saber porquê: 'O toi ma clef O toi mon ombre et ma clairière.' E, pouco depois: 'Une pluie de taureaux est tombée sur la ville / Comme les autres peu à peu j'ai accepté mon sort'... Respi­rava, sem poder nem querer preocupar-me com a língua em que o fazia. Durante meses só vivi para esse lume enganosa­mente extinto que vinha à superfície — promessa e desafio — da maneira mais imprevista e tão obsessiva que, enquanto durou, me não permitiu outra espécie de trabalho nem escrever uma linha em por­tuguês.
Concluído o livro, deveria escondê-lo, quer dizer: esconder-me? Teremos o di­reito de esconder-nos?»

 

Mário Dionísio

 

 

ÍNDICE

 

Une pluie de taureaux est tombée sur la ville

9

O toi ma clef   O toi mon ombre et ma clairière

10

J'accours et je m'écarte

11

Il y a des feuilles il y a des gens

12

O langueur

13

Tu t’appelles Marie

14

Par délicatesse

16

Maintenant plus de ville assiégée

17

Que tu es insolente

18

Mais oui   Je mens

19

Je fais ce que je sais ce que je peux

20

On pourrait bien puiser dans son air malchanceux

22

Mais enfin

23

Tous les matins ne sont pas frais

24

Quelque chose qui fut

26

L’an passé cela va sans dire

28

Que tu es fort

29

O sentiments têtus

30

La mer et le soleil l’azur  l’insouciance

31

Dans les dépouilles de la ville

32

Pourquoi

34

Hier

35

Qui dort dine

36

Parler à une pierre qui nous regarde sans nous voir

37

Dites-moi où n'en quel pays

38

Contre un ciel bleu trop folklorique

40

La belle prisonnière de ses douleurs

41

Voilà la table bien garnie Des fleurs  La nappe des grands jours

42

Un panier avec trois oranges

43

Que savez-vous de la migraine

44

Ne rien sentir

45

Elle n'était pas fardée

46

Ne portez pas la main sur ce qui point à peine

47

Une lueur

48

Anguille verte rampant

50

Pourquoi comprendre

51

Et nous alunissons

52

Chaque minute cache

53

J'ai tellement de choses à te dire

54

Notre maison est le silence

56

Vol immobile

57

Pouvoir faire arrêter cette île doucement volante

58

Si l’on pouvait dire à bientôt

59

Honneur aux vaincus

60

II était une fois des choses folles

62

Ce que je dis

63

Qu'il est bon de marcher lentement sans souci

64

Vous laissez solitaire ce beau nuage

66

Viens et apprends

67

Vn sourire de dentelles

68

Tu devines   Voilà

69

Comment ne pas comprendre ton aigreur ta rage ton angoisse

70

Son stylo était un fusil

71

On a beau crier victoire

72

Le lit le téléphone

73

Tu ne parles pas ma langue

74

Dans un bois la nuit aux alentours de la ville

76

Des yeux qui voient

78

On se dira adieu un jour

79

Le noir le plus épais se décolore devant

80

Y a plus de navire

82

Maintenant ou jamais

83

Est-ce que je marche sans plus connaître le plan, de cette ville dérisoire

84

Tu ne sais plus ce qu'il te faut choisir

86

Une hirondelle

87

Le long de la voie une femme court

88

Dis pas merci

93

Au carrefour

94

Yeux de nèfle et de crainte

96

Je parle donc à un mur de briques

97

Ouvre ta main

103

Sous la poussière les choses dorment

104

C’était le temps des bonjours sans œillères

106

Gare au hibou masqué qui guette

107

Dans la ville vidée de ses ressources naturelle

108

Je n'entends plus qu'à peine

109

Ce jour

110

L'écho devient sanglot muet

111

Je suis toujours en train de d’écrire cette lettre

112

Et soudain

116

Ne dis plus non sans bien le dire

117

II est cinq heures peut-être cinq

118

Ce regard peu ou prou

120

Mais ou aller

121

La jeunesse passe

122

Ne cherche pas les mots mais sous les mots dans le silence des mots

123

II n'y a donc plus de larmes

126

Tu es brune

128

Les damnés de la terre

129

Vn beau visage sans mémoire

130

Ce geste inachevé

131

Les lianes se fanent

132

Le plat la roue les fleurs les clous le gratte-ciel des choses

133

Marchez crièrent les crapauds

134

Je hume des rapports qui ne sont pas encore

135

Le courage de dire

136

Vous me ferez dire noir ce qui est blanc

138

Toujours est-il qu'ils montent

139

Tout détruire

140

De tes yeux incroyable toute la vie ruisselle

141

Les roseaux se sont mis à parler

144

Autour de toi

145

A l’heure du sang qui s'avilit

147

 

 

 

***

 

Une pluie de taureaux est tombée sur la ville
Comme les autres peu à peu j'ai accepté mon sort
en creusant dans la chair 1'ennui de mon asile

 

Tout est tranquille enfin chez moi   Enfin tout dort
Les souvenirs et les désirs et les remords
tout doucement s'étiolent

 

Adieu les rêves et les colères qui s'envolent
sans amertume et sans regret

 

Mais sous la peau de tout mon corps
dans les replis les plus caches comment le taire
le feu qui dort est éveillé

 

Mário Dionísio

 

André Spencer e F. Pedro Oliveira para Casa da Achada - Centro Mário Dionísio | 2009-2017